Lorsqu'un scialytique, un autoclave ou un échographe est financé en LOA (Location avec Option d'Achat) pour un cabinet de groupe, une SCM ou un centre de santé, une question revient systématiquement : comment répartir équitablement le coût des loyers entre les praticiens qui utilisent l'équipement ? Une clé de répartition mal définie, ou simplement non écrite, est l'une des premières sources de tension entre associés. Voici comment structurer cette répartition, quelles méthodes existent, et quels points de vigilance juridiques et fiscaux garder en tête.
Cet article a une vocation informative. Pour la mise en place ou la sécurisation de votre clé de répartition, l'accompagnement d'un expert-comptable ou d'un avocat reste recommandé.
Avant de parler répartition, il faut clarifier qui est titulaire du contrat de LOA. Dans la majorité des cabinets de groupe, c'est la structure de mutualisation des moyens (le plus souvent une SCM, ou l'organisme gestionnaire dans un centre de santé) qui souscrit le contrat de financement et règle les loyers auprès du partenaire financier. Elle refacture ensuite sa quote-part à chaque praticien, selon une clé définie collectivement. Cette organisation présente un avantage clé : un seul contrat, une seule facture fournisseur, une gestion administrative centralisée, quel que soit le nombre d'associés utilisant l'équipement.
Chaque praticien paie une part identique du loyer, indépendamment de son niveau d'utilisation réel de l'équipement. Cette méthode a le mérite de la simplicité et convient bien lorsque tous les associés utilisent le matériel de façon comparable.
Le coût est réparti selon l'utilisation effective de l'équipement : nombre d'actes réalisés avec ce matériel, nombre d'heures de réservation, ou tout autre indicateur objectif et mesurable.
Chaque praticien contribue proportionnellement à son volume d'activité générée, souvent utilisée quand les associés ont des niveaux d'activité très différents (par exemple un spécialiste à forte activité aux côtés d'un praticien à temps partiel).
De nombreuses structures combinent plusieurs critères : une part fixe (par tête ou par part sociale) pour les frais indépendants de l'usage, et une part variable (usage réel ou nombre d'actes) pour le matériel dont la sollicitation diffère fortement d'un praticien à l'autre.
| Méthode | Simplicité | Équité perçue | Suivi nécessaire |
|---|---|---|---|
| Par tête / parts sociales | Élevée | Variable selon les profils | Aucun |
| Au prorata de l'usage réel | Modérée | Élevée | Planning ou compteur d'actes |
| Au prorata du chiffre d'affaires | Modérée | Élevée pour structures hétérogènes | Partage de données de recettes |
| Mixte (fixe + variable) | Modérée | Élevée | Suivi partiel |
Qui doit être titulaire du contrat de LOA dans un cabinet de groupe ? Le plus souvent, c'est la structure de mutualisation des moyens (SCM ou organisme gestionnaire pour un centre de santé) qui signe le contrat et refacture ensuite sa quote-part à chaque praticien.
Peut-on changer de clé de répartition en cours de contrat de leasing ? Oui, à condition que ce changement soit validé collectivement par les associés et formalisé, idéalement dans le règlement intérieur pour plus de souplesse que dans les statuts.
La répartition au prorata du chiffre d'affaires est-elle risquée fiscalement ? Elle peut présenter un risque d'assujettissement à la TVA sur les refacturations selon les situations. Un avis d'expert-comptable est recommandé avant de retenir ce critère.
Faut-il une clé de répartition différente pour chaque équipement en LOA ? Ce n'est pas obligatoire, mais c'est une pratique courante : une clé par tête pour les charges fixes générales, et une clé à l'usage pour un équipement dont la sollicitation varie fortement d'un praticien à l'autre.
Que votre structure soit une SCM, une SISA ou un centre de santé, Marlon vous accompagne dans le financement en LOA de votre matériel médical, avec nos partenaires financiers. Nous pouvons structurer le dossier de financement au nom de votre structure de mutualisation des moyens, pour simplifier ensuite la refacturation à vos associés.
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