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LOA et équipements médicaux : comment lever le principal frein à l’achat et accélérer vos ventes

Rédigé par Thomas Puig | 31 mars 2026 15:09:45

Proposer la LOA dès le devis : pourquoi ça change vos taux de conversion

Le prix d'un équipement médical est rarement le vrai frein à l'achat. C'est son impact immédiat sur la trésorerie qui bloque la décision. La location financière (LOA) permet de dissocier les deux — et d'accélérer significativement la conclusion des ventes. Voici pourquoi, et comment l'intégrer concrètement dans votre approche commerciale.

Le marché des équipements médicaux a structurellement changé

Entre 2020 et 2024, les prix des équipements médicaux ont augmenté de 20 à 35 % en moyenne. Ce chiffre recouvre des réalités très différentes selon les catégories : les équipements d'imagerie (échographes, radio numérique, IRM portable) ont subi des hausses particulièrement marquées, tirées par la flambée des composants électroniques et des semi-conducteurs. Les dispositifs de rééducation et les équipements dentaires ont suivi une trajectoire similaire, avec des hausses comprises entre 15 et 25 % selon les gammes.

Plusieurs facteurs se sont cumulés sur cette période. La pandémie a d'abord provoqué une rupture des chaînes d'approvisionnement mondiales, augmentant les délais et les coûts de production. L'inflation générale a ensuite renchéri les matières premières, la logistique et l'énergie. Enfin, la dépréciation de l'euro face au dollar — les équipements médicaux haut de gamme sont majoritairement facturés en dollars — a ajouté une couche supplémentaire pour les distributeurs et importateurs européens.

Pour un fournisseur, cette hausse a une conséquence directe : les tickets moyens ont augmenté, et avec eux, la résistance des acheteurs au moment de valider un investissement. Un projet qui se signait sans discussion à 18 000 € en 2019 se négocie aujourd'hui longuement à 24 000 €. Pas parce que le praticien est moins convaincu de l'utilité de l'équipement — mais parce que la somme à sortir immédiatement est plus difficile à absorber.

La pression sur la trésorerie des professionnels de santé

Les revenus des professionnels de santé libéraux n'ont pas évolué au même rythme que leurs charges. Les revalorisations tarifaires de l'Assurance Maladie restent insuffisantes par rapport à l'inflation des coûts de fonctionnement d'un cabinet : personnel, loyer, assurances, logiciels de gestion, consommables. Selon la DREES, le revenu moyen d'activité des médecins libéraux a progressé de moins de 10 % entre 2018 et 2023, quand leurs charges augmentaient de 20 à 30 % sur la même période.

Pour les centres de santé pluridisciplinaires — un segment en forte croissance, qui représente aujourd'hui plus de 3 500 structures en France contre 1 800 en 2018 — la situation est encore plus tendue. Ces structures gèrent une masse salariale importante, des locaux souvent en location commerciale, et un besoin en fonds de roulement structurellement élevé lié aux délais de remboursement de l'Assurance Maladie. Un centre qui ouvre ou qui s'agrandit peut afficher un chiffre d'affaires solide et avoir néanmoins des difficultés à mobiliser 40 000 € d'un coup pour renouveler ou compléter son parc d'équipements.

Les jeunes professionnels installés depuis moins de trois ans sont dans une situation similaire. Leur activité monte en charge progressivement, leur trésorerie est souvent limitée les premières années, et leur bilan comptable ne reflète pas encore leur potentiel réel — ce qui complique l'accès au financement bancaire classique.

Pourquoi la banque ne résout pas le problème

Le réflexe naturel d'un praticien qui veut financer un équipement est d'aller voir sa banque. Dans la pratique, ce chemin est souvent long, incertain, et décourageant.

Les établissements bancaires classiques appliquent des critères d'octroi standardisés : ils demandent généralement deux à trois années de bilans, des garanties personnelles, et ont des délais d'instruction qui s'étendent facilement sur trois à six semaines. Pour un jeune installé, une structure récente ou un centre en forte croissance dont les derniers bilans sont en dessous de l'activité actuelle, la réponse est fréquemment un refus ou une proposition assortie de conditions restrictives.

Même pour un praticien bien établi, le processus bancaire est une friction : rendez-vous à planifier, documents à rassembler, délais d'attente. Pendant ce temps, la décision d'achat est suspendue, et le momentum commercial se perd. Chez Marlon, le délai moyen entre la soumission d'un dossier et l'accord de financement est de 24 heures. Le fournisseur est payé comptant à la livraison, sans porter aucun risque de crédit.

Ce que la LOA change dans le calcul du praticien

Prenons un exemple concret avec le Mindray N9, un échographe généraliste de milieu de gamme proposé à 26 760 € HT sur le catalogue Marlon. En achat comptant, c'est une immobilisation immédiate qui pèse sur la trésorerie et sur la capacité d'emprunt du cabinet pour d'autres projets.

En LOA, le même équipement représente :

  • 1 224 €/mois sur 36 mois
  • 960 €/mois sur 48 mois
  • 803 €/mois sur 60 mois

C'est une charge d'exploitation, intégralement déductible du résultat imposable, sans impact sur les lignes de crédit bancaires existantes.

Maintenant, la rentabilité. Un échographe bien intégré dans la pratique d'un médecin généraliste, d'un gynécologue ou d'un kinésithérapeute permet de facturer entre 8 et 15 actes supplémentaires par semaine. À un tarif moyen de 25 à 35 € l'acte, on arrive à un revenu additionnel de 800 à 2 100 € par mois. En 48 mois à 960 €/mois, la mensualité est couverte en 4 à 5 jours d'activité sur le bas de la fourchette — et en moins de 2 jours sur le haut.

Ce calcul change la nature de la conversation commerciale. Ce n'est plus "est-ce que j'ai les moyens d'acheter cet équipement" — c'est "est-ce que cet équipement est rentable dès le premier mois". Et dans la très grande majorité des cas, la réponse est oui.

Les avantages fiscaux et comptables que le praticien sous-estime

Un point que les fournisseurs abordent rarement avec leurs clients : les avantages comptables et fiscaux de la LOA sont souvent mal connus des praticiens.

En LOA, les loyers mensuels sont des charges d'exploitation déductibles du résultat. Pour un praticien imposé à l'IR en BNC ou en société à l'IS, cela signifie que l'État finance en partie l'équipement via la réduction d'impôt. Sur une mensualité de 960 €, un praticien imposé à 41 % économise environ 394 € d'impôt — soit un coût réel de 566 € par mois.

L'équipement n'apparaît pas au bilan comme une immobilisation : il n'est pas amorti, il ne pèse pas sur les ratios financiers, et il ne mobilise pas la capacité d'endettement bancaire du cabinet. Pour une structure qui prévoit d'autres investissements à court terme — travaux, recrutement, ouverture d'un second site — c'est un avantage non négligeable.

Enfin, en fin de contrat, le praticien a généralement la possibilité de racheter l'équipement pour une valeur résiduelle symbolique, de restituer le matériel, ou de le remplacer par une version plus récente. C'est une flexibilité que l'achat comptant ne permet pas.

Ce que les données disent sur l'impact commercial

Les études sur le comportement d'achat en B2B à ticket élevé sont convergentes : intégrer une option de financement dans le processus commercial augmente le taux de conversion de 15 à 30 % sur les projets au-dessus de 10 000 €. Le mécanisme principal est simple — la décision n'est plus bloquée par la trésorerie disponible au moment du devis, mais évaluée sur la rentabilité de l'investissement.

En Europe du Nord, plus de 60 % des équipements médicaux professionnels sont aujourd'hui financés via LOA ou crédit-bail. En France, cette proportion dépasse les 40 % sur les équipements au-dessus de 10 000 € et progresse chaque année.

Dans les secteurs où le financement est systématiquement proposé dès le premier contact commercial — l'automobile, l'informatique professionnelle, les équipements industriels — les cycles de vente sont en moyenne 40 % plus courts que dans les secteurs où il est présenté comme une option de secours en fin de négociation.

Comment intégrer la LOA dans votre process commercial

La LOA ne doit pas être une option que vous sortez quand le client hésite sur le prix. Elle doit être présente dès le devis, au même titre que les caractéristiques techniques ou les conditions de livraison.

Sur le devis, affichez systématiquement les deux options côte à côte : prix d'achat 26 760 € HT, et en LOA à partir de 803 €/mois sur 60 mois. Cela positionne d'emblée la mensualité comme la référence principale, et le prix d'achat comme une alternative.

Lors du premier entretien, posez la question directement : "Comment envisagez-vous de financer l'équipement ?" Cela vous permet de qualifier rapidement la situation de trésorerie du client, d'anticiper les blocages éventuels, et de proposer la LOA comme solution naturelle plutôt que comme palliatif.

Dans votre argumentaire, appuyez-vous sur le calcul de rentabilité plutôt que sur le prix. "Cet équipement vous permettra de facturer X actes supplémentaires par semaine. La mensualité est couverte en Y jours d'activité." C'est un argument que le praticien peut vérifier lui-même, et qui déplace la discussion du coût vers la valeur.

Ce que Marlon fait pour vous

Vous transmettez votre devis. Marlon instruit le dossier avec ses différents partenaires financiers — Peac Solution, Franfinance, Grenke etc — et revient avec un accord en moins de 24 heures dans la grande majorité des cas. Vous êtes payé comptant à la livraison. Vous ne portez aucun risque de crédit, vous n'avez aucune gestion administrative, et vous n'avez pas besoin de former vos équipes commerciales aux subtilités du financement.

Le seul changement dans votre process : afficher la mensualité à côté du prix dès le premier contact. Le reste, c'est notre travail.