Le cone beam, ou CBCT (Cone Beam Computed Tomography), s'est imposé comme un équipement de référence en imagerie dentaire 3D. Bilan pré-implantaire, endodontie complexe, chirurgie, recherche d'un canal radiculaire supplémentaire : il apporte une vision volumétrique là où la 2D atteint ses limites.
Mais acquérir un cone beam reste un investissement structurant pour un cabinet ou un centre dentaire. Au-delà du prix de l'appareil, il faut anticiper l'installation, la radioprotection, la formation, les logiciels et le modèle économique de l'activité.
Ce guide 2026 vous aide à choisir le bon équipement, à comprendre le cadre réglementaire applicable, et à comparer les solutions de financement du cone beam dentaire, notamment le leasing et la LOA.
Le cone beam utilise un faisceau conique de rayons X pour reconstruire une image tridimensionnelle des structures maxillo-faciales. Contrairement à la radiographie panoramique ou rétro-alvéolaire en 2D, il permet d'explorer la zone sous tous les angles.
Selon l'Assurance Maladie, le CBCT est indiqué lorsque les informations fournies par la clinique et la radiologie 2D ne sont pas suffisamment contributives au diagnostic et qu'une image 3D est indispensable : bilan pré-implantaire et estimation du volume osseux, bilan péri-apical préchirurgical, recherche d'un canal supplémentaire, ou évaluation de lésions.
Pour un praticien, le cone beam élargit l'offre de soins, sécurise les actes chirurgicaux et implantaires, et peut renforcer l'attractivité du cabinet. C'est aussi un outil exigeant, encadré sur le plan réglementaire et dosimétrique.
Tous les CBCT ne se valent pas. Quelques critères structurent le choix :
Le champ de vue (FOV). C'est la zone capturée. Un petit champ suffit pour l'endodontie ou un secteur localisé ; un grand champ couvre les deux arcades, voire la sphère ORL. Plus le champ est large, plus l'appareil est polyvalent — et coûteux.
La résolution (taille du voxel). Une haute résolution est essentielle en endodontie, où le détail prime. Pour l'implantologie, un compromis résolution/dose est souvent recherché.
La gestion de la dose. Le principe ALARA (As Low As Reasonably Achievable) impose de minimiser l'exposition. Les fonctionnalités d'optimisation dosimétrique sont un vrai critère de sélection, d'autant que l'ASNR y porte une attention particulière.
Le couplage panoramique / téléradiographie. Beaucoup d'appareils combinent CBCT, panoramique et parfois céphalométrie. Utile pour mutualiser l'investissement.
Le logiciel et l'intégration. Qualité de la reconstruction, ergonomie, export DICOM, compatibilité avec votre logiciel métier et votre flux de travail implantaire ou orthodontique.
Neuf ou reconditionné. Le reconditionné peut réduire le budget, à condition de vérifier la traçabilité, la garantie, la disponibilité des pièces et le contrat de maintenance.
Point essentiel : un cone beam dentaire ne relève pas du régime d'autorisation ARS des « équipements matériels lourds » applicable aux scanners et IRM médicaux. Il s'inscrit dans le cadre de la radioprotection des générateurs de rayons X.
Concrètement, l'installation doit faire l'objet d'une déclaration auprès de l'ASNR, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection, née le 1er janvier 2025 de la fusion de l'ASN et de l'IRSN. Les obligations découlent du Code de la santé publique et du Code du travail.
Depuis le 1er janvier 2022, l'employeur doit obligatoirement désigner un Conseiller en Radioprotection (CRP, ex-PCR) pour son cabinet dentaire, ce rôle pouvant être tenu par un salarié formé ou par un organisme externe.
La formation est également un point d'attention. L'interprétation des images CBCT requiert des compétences spécifiques, au-delà de la formation initiale, encadrées par une décision de l'UNCAM. À noter aussi que seuls les examens réalisés avec des appareils et installations déclarés peuvent être pris en charge par l'Assurance Maladie.
Enfin, l'ASNR a engagé une campagne d'inspections dans les cabinets utilisant un cone beam, portant sur la déclaration des générateurs, l'organisation de la radioprotection et la protection des patients et du personnel. Mieux vaut donc être en conformité.
Ces aspects doivent être validés avec votre CRP, votre organisme de radioprotection et vos conseils habituels. Ce guide ne s'y substitue pas.
Les prix varient fortement selon le champ de vue, la résolution, la marque, le couplage avec un panoramique, les options logicielles et le caractère neuf ou reconditionné. À titre d'ordre de grandeur indicatif seulement :
À ce coût d'acquisition s'ajoutent l'installation, l'éventuelle adaptation des locaux, la radioprotection, la formation, la maintenance et les logiciels. Le budget à financer correspond donc au coût global du projet, pas au seul prix catalogue. Pour un chiffrage précis, appuyez-vous sur les devis de vos fournisseurs.
Plusieurs voies existent pour financer un cone beam. Voici une comparaison synthétique.
| Solution | Propriété | Trésorerie | Souplesse | À retenir |
|---|---|---|---|---|
| Achat comptant | Immédiate | Forte sortie de cash | Faible | Simple, mais immobilise la trésorerie |
| Crédit bancaire | Dès l'achat | Échéances régulières | Moyenne | Pèse sur l'endettement |
| Crédit-bail / LOA | En fin de contrat (option) | Préservée | Bonne | Loyers lissés, option d'achat |
| Location financière | Pas d'option systématique | Préservée | Élevée | Logique d'usage et de renouvellement |
L'achat comptant offre la pleine propriété immédiate et l'absence de coût financier. En contrepartie, il mobilise un capital important, réduit la capacité à financer d'autres projets et expose au risque d'obsolescence. Il convient surtout aux structures bien capitalisées.
Le prêt professionnel permet d'acquérir l'équipement avec un remboursement étalé. Il augmente toutefois l'endettement, peut nécessiter des garanties, et la banque analyse le bilan et la capacité de remboursement. Pertinent, mais pas toujours le plus souple.
C'est souvent la voie privilégiée pour un cone beam. Le principe : le financeur achète l'appareil, le cabinet l'utilise contre des loyers, avec une option d'achat possible en fin de contrat.
Les bénéfices pour un cabinet dentaire :
Le traitement comptable et fiscal dépend du montage retenu et doit être validé avec votre expert-comptable.
Sans option d'achat systématique, la location financière repose sur une logique d'usage. Elle est pertinente si vous souhaitez éviter de conserver un appareil vieillissant et renouveler régulièrement votre technologie d'imagerie.
Une durée courte réduit le coût total mais alourdit la mensualité. Une durée longue allège la mensualité mais augmente le coût global. L'enjeu est d'aligner la durée avec l'usage réel, le volume d'actes, la durée de vie de l'équipement et votre stratégie de renouvellement.
Un cabinet à forte activité implantaire pourra chercher à amortir plus vite l'appareil, tandis qu'une structure en développement pourra privilégier une mensualité plus progressive pour préserver sa trésorerie.
Pour un dossier de financement matériel médical et dentaire, les partenaires regardent généralement : l'ancienneté de la structure, les bilans comptables, la rentabilité, la trésorerie, le niveau d'endettement, le devis fournisseur, la valeur de l'équipement, le prévisionnel d'activité et l'expérience des praticiens.
Plus le dossier est clair, documenté et cohérent, plus il est simple de comparer plusieurs offres dans de bonnes conditions.
Marlon accompagne les professionnels et les établissements de santé dans le financement de leurs équipements médicaux et dentaires.
Marlon aide à structurer le projet d'équipement, puis compare plusieurs solutions de financement selon le profil du cabinet. En s'appuyant sur ses partenaires financiers — Marlon facilite la lecture des offres : durée, montant des loyers, option d'achat, coût global et conditions.
Marlon ne garantit pas l'obtention du financement : toute solution est proposée sous réserve d'acceptation du dossier par les partenaires financiers. De même, la maintenance n'est pas incluse par défaut : lorsqu'elle est évoquée, elle dépend du fournisseur, du contrat choisi et de l'offre retenue.
Le cone beam est un investissement stratégique pour un cabinet ou un centre dentaire. Le bon financement dépend du projet, de la structure financière, du volume d'activité et de la stratégie de renouvellement.
Le leasing — crédit-bail, LOA ou location financière — permet de lisser l'investissement tout en préservant la trésorerie. Un dossier bien préparé, et une installation conforme aux exigences de radioprotection, facilitent ensuite la comparaison des offres.
Vous souhaitez financer un cone beam, un panoramique ou un autre équipement d'imagerie dentaire ? Marlon vous accompagne dans la recherche d'une solution de financement adaptée à votre projet.
Peut-on financer un cone beam en leasing ?
Oui. Le leasing (crédit-bail ou LOA) est couramment utilisé pour le cone beam : le financeur achète l'appareil et le cabinet l'utilise contre des loyers, avec une option d'achat possible en fin de contrat, sous réserve d'acceptation du dossier.
Faut-il une autorisation ARS pour installer un cone beam dentaire ?
Non, contrairement aux scanners et IRM médicaux. Le cone beam dentaire relève du régime de radioprotection : l'installation doit être déclarée auprès de l'ASNR, et un Conseiller en Radioprotection doit être désigné.
Quelle est la différence entre crédit-bail, LOA et location financière ?
Le crédit-bail et la LOA prévoient généralement une option d'achat en fin de contrat. La location financière repose davantage sur une logique d'usage, sans option d'achat systématique, et facilite le renouvellement régulier.
Combien coûte un cone beam dentaire ?
Le prix varie fortement selon le champ de vue, la résolution, la marque, le couplage panoramique et le caractère neuf ou reconditionné. Il faut aussi intégrer l'installation, la radioprotection, la formation et les logiciels. Appuyez-vous sur des devis pour un chiffrage précis.
La maintenance est-elle incluse dans le financement ?
Pas par défaut. Elle dépend du fournisseur, du contrat choisi et de l'offre retenue. Elle peut parfois être intégrée au montage, mais cela doit être vérifié au cas par cas.
Un cabinet récent peut-il financer un cone beam ?
C'est possible. Les financeurs examinent le prévisionnel d'activité, la trésorerie et l'expérience des praticiens. Une mensualité progressive peut aider à préserver la trésorerie de départ.
Comment Marlon accompagne les cabinets dentaires ?
Marlon structure le projet, compare plusieurs solutions de financement selon le profil du cabinet et s'appuie sur ses partenaires financiers pour proposer une offre adaptée, sous réserve d'acceptation du dossier.
Nous vous accompagnons de A à Z dans votre projet d'équipement, en partenariat avec des financiers experts du secteur. Vous pouvez simuler votre leasing d'équipements médicaux directement sur Marlon.
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