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Budget de la Sécurité sociale 2026 : ce qui va changer pour les kinés

Rédigé par Thomas Puig | 8 janv. 2026 13:17:48

Le budget de la Sécurité sociale 2026 a été adopté dans un contexte politique et financier inhabituel. Derrière les débats parlementaires, ce texte fixe surtout un cadre budgétaire qui conditionne très directement ce que l’Assurance maladie pourra – ou non – financer pour les soins de ville, et donc pour les masseurs-kinésithérapeutes libéraux. Avant de parler revalorisations ou nouveaux forfaits, il est essentiel de comprendre ce cadre et ses limites.

Un PLFSS 2026 adopté de justesse, sans 49.3

Le 9 décembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté en nouvelle lecture le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 par 247 voix pour, 234 contre et 93 abstentions, soit 13 voix d’écart, sans recours à l’article 49.3.
C’est un fait notable : depuis 2022, les budgets de la Sécurité sociale avaient été systématiquement adoptés via cet outil constitutionnel.

Cette adoption par un vote complet donne au texte une légitimité politique plus forte, mais n’enlève rien à sa fonction première : fixer la trajectoire financière de la Sécurité sociale pour 2026.

Les grands équilibres financiers

Selon les chiffres présentés au Parlement :

  • Déficit de la Sécurité sociale 2026 : environ 19,6 milliards d’euros, contre près de 23 milliards en 2025.

  • Sans loi de financement, certaines projections évoquaient un déficit proche de 30 milliards d’euros.

  • Recettes de la Sécurité sociale : environ 659 milliards d’euros, en hausse de plus de 16 milliards par rapport à 2025.

👉 Le message politique est clair : le déficit reste élevé, mais maîtrisé.


Une « majorité de responsabilité » mise en avant

Dans plusieurs déclarations reprises par la presse, Sébastien Lecornu a salué l’adoption du texte en parlant d’une « majorité de responsabilité », soulignant que les différentes parties du PLFSS avaient été adoptées après débat, sans 49.3, une première depuis 2022.

Le vote a reposé sur une coalition ponctuelle :

  • Pour : Renaissance, MoDem, une large partie des députés socialistes, des élus LIOT et une partie de la droite modérée.

  • Contre : Rassemblement national, La France insoumise.

  • Abstentions : majorité des députés Les Républicains, Horizons et plusieurs écologistes.

Le gouvernement met en avant un fonctionnement parlementaire « normalisé ». Les critiques d’« opposition systématique » sont rapportées par la presse, sans que cela modifie le contenu budgétaire du texte.


ONDAM 2026 : l’indicateur clé pour les kinés libéraux

Pour les professionnels de santé libéraux, l’indicateur central reste l’ONDAM.

Évolution de l’ONDAM

  • ONDAM 2025 : environ 266 milliards d’euros.

  • Version initiale du PLFSS 2026 : +1,6 %, soit environ 270,4 milliards d’euros.

  • Après amendement gouvernemental : +3 %, soit environ 274,3 milliards d’euros.

À l’intérieur de cette enveloppe :

  • Soins de ville : progression d’environ +3,1 %, avec un relèvement estimé à environ 2,5 milliards d’euros.

  • Hôpital : hausse proche de +3,3 %, avec un ajustement d’environ 100 millions d’euros.

👉 Ce relèvement de l’ONDAM constitue un changement significatif par rapport à la trajectoire initiale, mais il ne garantit aucune revalorisation automatique pour une profession donnée.


Ce que le budget 2026 change (ou non) pour les kinés libéraux

Un cadre plus respirable pour les soins de ville

Pour un kinésithérapeute libéral, l’effet du budget est indirect mais réel. En relevant l’ONDAM, l’Assurance maladie dispose d’un espace budgétaire moins contraint pour financer l’ensemble des soins de ville : médecins, infirmiers, kinés, orthophonistes, ainsi que les dispositifs de prévention et de coordination.

👉 En revanche, le PLFSS ne fixe pas les tarifs des actes de kinésithérapie.
Aucune revalorisation de lettre-clé n’est décidée dans la loi elle-même.

Les évolutions dépendront :

  • des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie,

  • des avenants,

  • de la création ou non de nouveaux forfaits ciblés.

Une logique de ciblage, pas de hausse générale

Malgré un ONDAM relevé, la trajectoire reste celle d’une maîtrise des dépenses. Le choix de contenir le déficit à 19,6 milliards d’euros montre que les marges de manœuvre seront orientées vers des priorités précises, et non vers une hausse uniforme des actes.

Pour la kinésithérapie, les financements pourraient se concentrer sur :

  • affections de longue durée (ALD),

  • parcours post-opératoires,

  • prévention de la perte d’autonomie,

  • vieillissement,

  • pathologies respiratoires ou neurologiques,

  • périnatalité.

L’enjeu pour la profession sera de se positionner clairement dans ces priorités de santé publique.


Effets indirects sur les patients et la demande de soins

Le budget 2026 vise à augmenter les moyens de l’Assurance maladie sans alourdir fortement le reste à charge. En limitant les hausses de franchises et de participations, le gouvernement cherche à préserver l’accès aux soins dans un contexte d’inflation persistante.

Pour les patients de kinésithérapie, cela peut signifier :

  • un risque moindre de renoncement aux soins,

  • notamment pour les personnes âgées,

  • les patients en ALD,

  • les suites de chirurgie,

  • ou les pathologies chroniques nécessitant un suivi prolongé.

Ces effets restent toutefois dépendants des décisions locales des caisses et de l’évolution des complémentaires santé.

En synthèse : quel bilan pour la kinésithérapie libérale en 2026 ?


  • Le budget de la Sécurité sociale 2026 est adopté de justesse, mais avec un ONDAM relevé à environ +3 %.

  • Le déficit reste élevé (19,6 milliards d’euros), mais évite le scénario d’un dérapage proche de 30 milliards.

  • Aucune revalorisation immédiate des actes de kinésithérapie n’est actée.

  • Le cadre budgétaire est moins défavorable aux soins de ville, ouvrant la porte à des avancées ciblées, sans garantie.

👉 Le véritable enjeu pour les kinés libéraux se jouera en 2026 dans les négociations conventionnelles. La capacité de la profession à démontrer son rôle clé dans la prévention du handicap, le maintien de l’autonomie et les parcours de soins sera déterminante pour capter une part de cette enveloppe.

À propos de Marlon : faciliter l’équipement des kinés libéraux dans un cadre budgétaire contraint

Dans un contexte où les marges de manœuvre budgétaires restent ciblées et conditionnées par les priorités de l’Assurance maladie, la question de l’équipement professionnel devient centrale pour les masseurs-kinésithérapeutes libéraux.

Marlon est une plateforme française dédiée à la location d’équipements médicaux et de mobilier professionnel pour les professionnels de santé libéraux, dont les kinésithérapeutes.
Son objectif est de permettre aux praticiens de s’équiper ou renouveler leur matériel sans immobiliser une trésorerie importante, dans un environnement où les revalorisations tarifaires ne sont ni automatiques ni garanties.

Concrètement, Marlon permet :

  • d’accéder à une offre d’équipements sélectionnés (tables de soins, dispositifs de rééducation, mobilier de cabinet, etc.) proposés à la location,

  • de lisser l’investissement dans le temps, via des loyers mensuels,

  • de mieux aligner les charges d’équipement avec l’activité réelle du cabinet,

  • et de conserver une visibilité financière dans un contexte de dépenses de santé maîtrisées.

Dans un cadre comme celui du budget de la Sécurité sociale 2026, où les évolutions pour les kinés libéraux dépendront largement des négociations conventionnelles et de dispositifs ciblés, ce type d’approche vise à apporter une solution opérationnelle, indépendante des décisions tarifaires, pour accompagner l’installation, le développement ou la modernisation des cabinets.

Marlon ne se substitue ni aux négociations conventionnelles ni aux choix de politique de santé publique, mais s’inscrit comme un outil complémentaire pour aider les kinés libéraux à sécuriser leur équipement professionnel dans un environnement économique incertain.

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